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lundi 15 décembre 2014

Raphaëlle / Anaïs / ALice / Lucie


• Raphaëlle : la + grande de la bande.
Elle est basketteuse et sa couleur préférée c’est le orange (écharpe orange, collier orange, Converse orange, sac Eastpack orange..)
Elle a de beaux cheveux châtain foncé, les yeux verts.
Elle n’est pas forcément féminine, ni masculine non plus.
Physique sportif (longue jambes mince et musclées), hanches larges, peau rose.

• Anaïs : la + petite des 4.
À 15 ans, elle a les cheveux très longs, très fins et très lisses blonds / châtains.
Elle met des baggys et des chaussures de skate. Parfois elle a quelques dreads dans les cheveux.
 Style très baba cool skateuse.

• Alice : la + masculine des 4.
Jean + Converses vertes ou baskets de Kill Bill ! Haut noir ou sweatshirt noir. Pas un gramme de peau visible. Cheveux très bruns et bouclés (même si à cette époque, j’assumais pas trop donc j’essayais de les raidir), mi-longs, peau blanche.
Sac en bandoulière, noir, kaki ou camel. Yeux marrons. Sourcils épais.
Physique mi-mince, mi-ronde.

• Lucie : la + féminine des 4, même si à 15 ans ce n’était pas non plus évident.
Un style assez particulier et original, c’est l’intellectuelle de la bande. Cheveux châtains, ondulés, mi-longs, lunettes carré et marron. Bottines. Plutôt sac à main de femme.
Pantalon et T-shirt. Peau mate, nez imposant, yeux marrons, pas mal de grains de beauté sur le visage. Physique mince

vendredi 19 septembre 2014

Olivier


A vrai dire, je dois fouiller profondément à l’intérieur de ma mémoire pour me souvenir de quoi j’avais l’air à quinze ans, peut-être parce que les années lycée ont compris de jolis moments de mélancolie, bien cachés du regard des autres.
J’étais un garçon plutôt réservé, mais pas solitaire, et malgré tout – ce qui peut paraître surprenant - toujours de bonne humeur et prêt à rire, et assez bien intégré pour avoir l’air
le plus normal possible. Il faut croire que j’étais plutôt de bonne compagnie puisque j'avais mes amis fidèles pour des cinés, nuits vidéos, balades parisiennes.
J'appréciais particulièrement la compagnie des filles, sans avoir le courage de les approcher. Je cachais ma timidité maladive vis-à-vis des créatures du sexe opposé par une capacité (déjà) à parler et reparler de cinéma, ce qui pouvait parfois me faire prendre pour l’intello de service. Et pendant ce temps les copains me piquaient des amours à qui je n’osais avouer ma flamme. J’ai su pourtant, vingt ans après, que je les avais intéressées.
Mon choix d’habit commençait à s’étoffer et à s’éloigner des choix de ma mère.
Jean et blouson en jean bleu clair. Tennis. Look post Tann’s. Un look totalement incertain avec une coupe de cheveux, tout aussi peu élaborée.
Je n’osais pas trop sourire en ouvrant la bouche (je ne me souviens plus si j’avais encore un appareil dentaire à l’époque) et n’avais pas encore de lunettes.
Je traînais avec un copain beaucoup plus dragueur que moi à qui il suffisait de claquer des doigts pour emballer et au lieu de l’imiter, je le regardais faire.
J’ai quand même changé. Un peu.

samedi 28 décembre 2013

Sébastien


Je me souviens que j'avais un Bombers Complice, des sprinters imitation Nike Air,
une chemise rouge en jean, un sac à dos Lafuma fluo que je tenais par une seule bretelle
quitte à avoir mal au dos. Tous ces détails me donnent mal à la tête..…

vendredi 27 décembre 2013

Philippe


J'ai 15 ans et je me dis que j'ai la vie devant moi.
L'important c'est le matériel, surtout celui qui se voit. L'interdit c'est le no name, alors il faut que l'on se transforme en adolescent sandwich… C'est la crise, mais pas pour les marques.
Dans mes rêves les plus fous, je porte du Oxbow, histoire de me dire qu'un jour je maîtriserais l'équilibre sur une planche, mais pour l'heure il faut savoir vivre avec son budget et Quicksilver se porte bien. Le justaucorps, ça fait photo rétro des années 80, donc on porte le tee-shirt large…
Le jean est de rigueur mais uniquement Levi Strauss. On n'est pas encore sur le baggy, mais les clips de rap sont au coin du bloc.
On continue la descente et on arrive au niveau de l'élément essentiel: la basket. Pas pour le sport (ça risquerait de les abîmer) mais uniquement pour le style. Un dilemme cornélien entre la Pump et la virgule (les 3 bandes, c'est bon pour les footeux). Mon choix se décide lors d'un voyage en Californie, ce sera celle de la Déesse de la victoire. Je me rappelle avoir passer des après-midis à nettoyer l'intérieur et l'extérieur de ces chaussures, à étaler minutieusement du cirage blanc, histoire de leur redonner une seconde jeunesse (en attendant, c'est la mienne qui fuit).
Pour le blouson, j'hésite entre un Starter noir (de mon équipe locale de Baseball, les Black Angels de Ville d'Avray) et un Bombers Schott couleur pétrole.

jeudi 26 décembre 2013

Michaël


Jean trop court, chaussettes blanches, Caterpillar pas montantes, chemise longue crème d'inspiration indienne (entièrement fermée), ceinture Rica Lewis, Bombers Schott bleu électrique, cheveux en arrière sur les côtés, houppette sur le devant.

Antoine


À 15 ans, je fuyais les miroirs comme la peste. Par conséquent, je n'avais aucune notion
de ce à quoi je ressemblais et devais ressembler. Donc je me fiais à un instinct pourri qui consistait à vouloir ressembler aux autres, mais en moins cher. Ce qui explique le Bombers réversible de chez Schmitt, le jean taille 12 ans (je prenais 2 cm par mois à l'époque)
de chez Lemi's et les pompes Capillar couleur sable, le tout acheté chez Derrick à Sèvres, 92310. On peut y ajouter le pull neige traversé d'une frise rouge, la coupe Christian Slater 1986 faite par Maurice, le coiffeur toréador de Ville d'Avray, et la panoplie acné/lunettes tordues comme tout ado qui se respecte, et tu auras une bonne idée de mon allure.